Yémen menacé par la famine et une situation humanitaire catastrophique, se meurt dans une guerre silencieuse

Yémen menacé par la famine et une situation humanitaire catastrophique, se meurt dans une guerre silencieuse

Depuis l’agression saoudienne contre le Yémen, ce pays est le théâtre de nombreuses guerres qui provoquent des crises humanitaires qui se sont intensifiées chaque jour. Ces jours-ci le peuple yéménite notamment les plus vulnérables comme les femmes et les enfants souffre de la famine.

Selon les derniers chiffres de l’UNICEF publiés en février 2017, 462.000 enfants souffrent de “sévère malnutrition”. Ce chiffre vient s’ajouter à celui de 1.500 enfants soldats recensés par les Nations Unies en février 2017.
“Comme vous, je suis profondément choqué par la complaisance avec laquelle nous fermons les yeux sur les exactions de nos “alliés” saoudiens. Ils sont, en effet, les maîtres d’œuvre d’une guerre à outrance menée avec les armes que leur vendent notamment les Français et les Américains. Voilà typiquement des questions que les débats de l’élection présidentielle devraient faire émerger et face auxquelles les candidats devraient être obligés de se positionner.”  Dit-il Rony Brauman, ancien président de Médecins sans frontière, lorsqu’on parle avec lui de la famine au Yémen et des agressions saoudiennes, dans une interview avec Le Monde.

Amnesty Internationale a attiré également l’attention sur le fait que les Etats-Unis et le Royaume-Uni aient conjointement livrés à l’Arabie Saoudite l’équivalent de plus de 5 milliards de dollars d’armes, titrant ainsi le 23 mars : “Les ventes d’armes réalisées par les États-Unis et le Royaume-Uni sont en contradiction flagrante avec leurs efforts d’aide”.

Human Rights Watch a appelé pour sa part les pays vendant des armes à l’Arabie Saoudite à “suspendre ces ventes jusqu’à ce qu’elle cesse ses frappes aériennes illégales au Yémen et enquête de manière crédible sur les violations présumées”.

En effet le Yémen se meurt dans une guerre silencieuse, très peu médiatisée, à l’heure où la population a besoin de l’attention du monde entier. Le Secrétaire Général des Nations Unies avait intégré à la “liste de la honte” le royaume pour “violations graves commises contre des enfants en temps de conflit armé”, avant de le retirer le 6 juin 2016 lorsque le gouvernement saoudien menaça de stopper le financement des programmes de l’ONU, remettant ainsi en cause l’indépendance de  cette organisation mondiale.