L’Agence pour les Droits de l’Homme condamne fermement l’exécution hier par les autorités bahreïnies de trois jeunes citoyens chiites

L’Agence pour les Droits de l’Homme condamne fermement l’exécution hier par les autorités bahreïnies de trois jeunes citoyens chiites

Ce crime s’ajoute à d’autres crimes perpétrés par ce régime qui confisque les droits légaux et civils du peuple, et qui impose une forme du terrorisme et de répression contre la majorité chiite de ce pays.

De tels actes criminels et illégaux sapent sans aucun doute toute perspective de solution politique de la crise au Bahreïn.

Une telle mesure contre les chiites entraîne le Bahreïn vers un avenir inconnu et menace même la stabilité de toute la région.

Le régime choisit la répression et emprisonne les chefs de l’opposition comme Cheikh Ali Salmane, leader d’Al-Wefaq, principal groupe de l’opposition chiite, qui a été condamné en juin 2015 à quatre ans de prison pour incitation à la désobéissance. Des dizaines d’autres dissidents sont incarcérés ou déchus de leur nationalité.

Le 18 mars 2016, Michel Forst, rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des défenseurs des droits de l’homme, avait exhorté le régime de Manama à libérer al-Khawaja, un autre activiste bahreïni qui purge une peine à perpétuité pour son rôle dans les manifestations de 2011 contre le régime Al Khalifa.

Depuis le 14 Février 2011, des milliers de manifestants anti-régime ont organisé des rassemblements quasi-quotidiens à Bahreïn, appelant la famille Al Khalifa à abandonner le pouvoir.

L’Agence pour les Droits de l’Homme demande à la communauté internationale de ne pas rester silencieuse face aux crimes qui sont continuellement et impunément perpétrés par le régime de Manama contre les chiites.