Conflit syriens : sous leurs tentes, les réfugiés grelottent

Conflit syriens : sous leurs tentes, les réfugiés grelottent

Une couverture sur les épaules, Abou Ali et ses enfants se blottissent sous leur frêle tente pour se protéger du vent glacial et de la pluie, particulièrement intenses cet hiver au Liban où ces Syriens se sont réfugiés après avoir fui la guerre.

Les 14 enfants, dont plusieurs sont régulièrement secoués par une toux caverneuse, sont chaussés de sandales en plastique qui ne les préservent ni de la boue ni des températures basses.

“C’est notre premier hiver ici et réellement nous ne pensions pas qu’il ferait si froid”, confie Abou Ali, 60 ans.
Lui et sa famille ont fui leur province de Raqa, dans le nord de la Syrie pour ne pas vivre sous la loi des jihadistes du groupe Etat islamique (EI). Ils se sont installés dans un camp de fortune à Al-Saadiyeh, un village de la plaine de la Bekaa (est) où résident près de la moitié des 1,1 million de Syriens réfugiés.

“Nous ne possédons pas de sobia pour nous chauffer”, dit-il en faisant allusion au poêle traditionnel fonctionnant au gasoil ou au bois, qu’ont distribué les agences humanitaires à une partie des familles.
“Tout ce que nous avons ce sont des couvertures et la pitié de Dieu”, constate cet homme coiffé d’un keffieh rouge et noir et d’une cape bédouine en poil de chameau… AFP
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