Des produits OGM étiquetés par 64 pays, les États-Unis esquivent

Des produits OGM étiquetés par 64 pays, les États-Unis esquivent

64 pays étiquettent des produits alimentaires génétiquement modifiés. Policy Mic présente un répertoire des règlements sur ce point.
Sur les 64 pays, 28 sont européens et adoptent l’étiquetage sur les produits concernés à condition que le seuil d’OGM ou de dérivés dans chaque ingrédient du produit dépassent 0,9%.
Certains pays comme la Chine et le Brésil sont moins exigeants encore et imposent l’étiquetage «OGM» au produit intégral contenant plus de 1% d’OGM. Des pays comme le Pérou, l’Équateur ou l’Inde reste eux encore peu sensibles à cette question pourtant cruciale.

L’Union Européenne n’autorise qu’une seule espèce de maïs à être cultivé dans son espace. Les États-Unis eux de leur côté reste de loin le premier pays producteur d’OGM.

Les chiffres des productions américains rappelés par Policy Mic sont explicites:
«Plus de 88% du maïs aux États-Unis est modifié génétiquement, 93% du soja, et 94% du coton. Par ailleurs, les betteraves à sucre le sont aussi probablement à plus de 95%. De manière générale, entre 60 à 75% des produits alimentaires transformés aux États-Unis contiennent des OGM.»

D’après un sondage publié dans le New York Times en 2013, une écrasante majorité des américains (93%) souhaiteraient qu’un étiquetage figure sur les produits contenant des organismes génétiquement modifiés. Malgré cela, les industriels américains dont la force réside dans l’industrie agro-alimentaire et agrochimique sont contre cette mesure. Argumentant de la façon suivante : « Pourquoi imposer un étiquetage pour tous les produits OGM déjà approuvés? ». Elles ne sont donc en faveur de l’étiquetage uniquement sur les produits où il y a un risque pour le consommateur.

Enfin et selon l’AFP, les industries agro-alimentaires ont déboursé environ 70 millions de dollars en Californie et dans l’Oregon pour violer la loi qui les oblige à labelliser leurs produits.