Enquête contre l’Australie pour “crimes contre l’humanité”

Enquête contre l’Australie pour “crimes contre l’humanité”

Un député indépendant a annoncé mercredi qu’il avait demandé à la Cour pénale internationale (CPI) d’enquêter sur la politique d’immigration très restrictive menée par l’Australie qu’il accuse de “crimes contre l’humanité”.

L’Australie envoie les demandeurs d’asile arrivant par bateau dans des camps de rétention en Papouasie-Nouvelle Guinée ou sur des îles du Pacifique telles que Nauru ou Manus.
Andrew Wilkie a expliqué avoir pris sa décision après avoir tenté en vain depuis des années d’obtenir de Canberra un changement de politique.
Il a demandé par lettre à la CPI d’ouvrir une enquête “sur les crimes contre l’humanité perpétrés par les membres du gouvernement australiens contre les personnes qui arrivent dans les eaux australiennes pour rechercher l’asile”.
Canberra fait valoir que sa politique d’immigration vise à décourager les passeurs alors que des centaines de personnes se sont noyées en tentant de gagner les rives australiennes.
Les immigrants se voient refuser toute possibilité de s’installer en Australie, même si l’instruction de leur dossier aboutit à la reconnaissance du statut de réfugié. Ils ont le choix de rester dans les camps des îles du Pacifique ou de rentrer chez eux.
Cette politique, mise en place par gouvernement travailliste pour faire face à l’afflux d’immigrants provenant pour beaucoup de pays comme l’Irak, l’Iran et l’Afghanistan, a été poursuivie par l’actuel gouvernement conservateur.
“Les effets de cette politique sont que des hommes, des femmes et des enfants, sont déplacés par la force puis détenus arbitrairement parfois pour des périodes indéfinies”, écrit le député. “Les conditions qu’ils subissent pendant leur détention sont la cause de grande souffrances ainsi que de graves blessures corporelles et mentales”.
Il accuse le gouvernement de violer les traités internationaux sur les droits des réfugiés, les droits de l’enfant ainsi que les droits civiques et politiques.
Le ministre de l’Immigration Scott Morrison a rétorqué que l’Australie respectait le droit international. “Le gouvernement ne se laissera pas intimider par des personnes à la recherche d’attention qui demandent le retour à des politiques coûteuses à l’origine de tragédies et de chaos à nos frontières”.

AFP

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