Guerre à Gaza: des témoignages accablants de soldats israéliens, un soldat reconnait avoir tiré sur des cibles civiles “juste pour le plaisir” lors de son service militaire !

Guerre à Gaza: des témoignages accablants de soldats israéliens, un soldat reconnait avoir tiré sur des cibles civiles “juste pour le plaisir” lors de son service militaire !

L’ONG israélienne Breaking the silence vient de publier les témoignages accablants d’une soixantaine de soldats ayant participé à l’opération “Bordure protectrice”, l’été dernier.

“Je me souviens. Tous les tanks étaient alignés. Je demande personnellement à mon chef: ‘Sur quoi on tire ?’ Il m’a dit: ‘choisissez, là où vous avez envie’. Puis, plus tard, au cours de discussions avec les autres gars – chacun avait choisi sa propre cible, le commandant a dit, via notre radio : ‘Bonjour al-Bureij'”.

L’ONG israélienne Breaking the Silence, a recueilli les témoignages anonymes de plus d’une soixantaine de soldats ayant participé à l’opération “Bordure protectrice”, lancée l’été dernier par l’armée israélienne dans la bande de Gaza. L’ensemble de ces témoignages a été rassemblé dans un rapport intitulé Voici comment nous avons combattu à Gaza.

Les soldats étaient soit en cours de service militaire, soit réservistes, attachés à divers corps de service (armée de terre, marine, armée de l’air). Un quart de ces témoins sont des officiers, précise l’ONG pacifiste. L’objectif du rapport est de “combler les lacunes béantes entre ce que l’armée israélienne et le porte-parole du gouvernement ont déclaré au public israélien sur la manière dont les combats se sont déroulés, et la réalité décrite par les soldats qui ont participé à l’opération.” Extraits.

Destructions systématiques des habitations palestiniennes

Plusieurs soldats décrivent la destruction systématique des maisons après leur passage: “Au bout d’un moment, nous avons compris que ça marchait comme ça. Vous quittez une maison et c’en est fini de cette maison. Le D9 (un bulldozer) arrive et l’écrase (…) on a commencé comme ça dans un quartier, du nord vers le sud (…) après notre départ, le quartier était un champ de ruines…”
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