“Le roi Salmane a pris la tête d’une répression perpétuelle des détracteurs du gouvernement et des militants pacifiques”, dénonce Amnesty.

“Le roi Salmane a pris la tête d’une répression perpétuelle des détracteurs du gouvernement et des militants pacifiques”, dénonce Amnesty.

Amnesty International a déploré mardi l’absence de progrès en matière de droits humains en Arabie saoudite, près de 100 jours après l’arrivée au pouvoir du roi Salmane, déplorant que le nouveau souverain n’ait pas pris de mesures pour “améliorer un bilan épouvantable”.

“Près de 100 jours après que le roi Salmane ben Abdel Aziz al-Saoud a accédé au trône d’Arabie saoudite, les perspectives de progression des droits humains dans ce pays ne sont guère réjouissantes”, écrit l’organisation dans un communiqué publié alors que le président français François Hollande effectue une visite en grande pompe dans le royaume.

“Au lieu de prendre des mesures pour améliorer le bilan épouvantable de l’Arabie saoudite en matière de droits humains, le roi Salmane a pris la tête d’une répression perpétuelle des détracteurs du gouvernement et des militants pacifiques (…) Les premiers mois de son règne ont été en outre marqués par une vague d’exécutions sans précédent”, selon le directeur du programme Moyen Orient d’Amnesty, Philip Luter, cité par le communiqué.

L’organisation a adressé au nouveau roi une série de recommandations, demandant en particulier la libération de dizaines de défenseurs des droits humains, dissidents et militants, mais n’a reçu aucune réponse, précise Amnesty.

La branche française de l’organisation et d’autres ONG organisent jeudi à Paris un rassemblement en faveur du blogueur Raef Badaoui, condamné il y a un an à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet. François Hollande est actuellement en Arabie saoudite, où il est invité d’honneur, une première pour un chef d’Etat occidental, d’un sommet des monarchies du Golfe.
lorientlejour.com