Les corps de 150 sunnites, opposés à l’EI, retrouvés dans un charnier en Irak

Les corps de 150 sunnites, opposés à l’EI, retrouvés dans un charnier en Irak

Les corps de 150 sunnites, opposés à l’organisation de l’État islamique, ont été découverts dans un charnier de la ville irakienne de Ramadi. Ils auraient été assassinés par les jihadistes.
Les corps de 150 membres d’une tribu sunnite irakienne ayant combattu l’organisation de l’État islamique ont été découverts dans un charnier à Ramadi, dans le centre du pays, ont annoncé, jeudi 30 octobre, les services de sécurité.

Les jihadistes de l’EI sont allés chercher ces hommes [de la tribu Albounimer, NDLR] dans leur village pour les emmener dans la ville de Ramadi et les ont tués et enterrés mercredi soir, ont indiqué deux responsables de la sécurité à Reuters.

Le bilan s’alourdit au sein de cette tribu sunnite. La veille, le chef local et un médecin de la povince d’Al-Anbar, à l’ouest, avaient annoncé que l’EI avait déjà exécuté au moins 46 membres.

Ces hommes ont été exécutés par balles au nord de la ville de Hit, un secteur dont s’est emparé la semaine dernière le groupe jihadiste sunnite. L’EI contrôle déjà une grande partie de la province d’Al-Anbar, a précisé le responsable local qui a requis l’anonymat.
Des centaines de membres des forces de l’ordre capturés puis exécutés

Les jihadistes, présents dans cette province depuis le début de l’année, y ont conquis de nouvelles régions depuis juin. Ces exécutions visent probablement à effrayer les tribus sunnites qui prennent les armes contre eux.

Des images censées avoir été prises immédiatement après ces exécutions publiques circulent sur Twitter, mais elles n’ont pas pu être authentifiées dans l’immédiat. Sur l’un des clichés, plus de 30 hommes, en civil, sont alignés au milieu d’une rue dont le sol est couvert de sang, sous les yeux d’enfants et de jeunes hommes. Les victimes sont pieds nus, beaucoup ont les yeux bandés et les mains attachées dans le dos.

Des centaines de membres des forces de l’ordre capturés puis exécutés

Les jihadistes, présents dans cette province depuis le début de l’année, y ont conquis de nouvelles régions depuis juin, et ces exécutions visent probablement à effrayer les tribus sunnites qui prennent les armes contre eux.

Des images censées avoir été prises immédiatement après ces exécutions publiques circulent sur Twitter, mais elles n’ont pas pu être authentifiées dans l’immédiat. Sur l’un des clichés, plus de 30 hommes, en civil, sont alignés au milieu d’une rue dont le sol est couvert de sang, sous les yeux d’enfants et de jeunes hommes. Les victimes sont pieds nus, beaucoup ont les yeux bandés et les mains attachées dans le dos.

L’EI n’a pas revendiqué ces assassinats dans l’immédiat, mais le groupe, qui a lancé le 9 juin une offensive en Irak et s’est emparé depuis de pans entiers du territoire, y a capturé puis exécuté des centaines de membres des forces de l’ordre.

Les récentes avancées de l’EI dans Al-Anbar font craindre que les jihadistes ne mettent la main sur la totalité de cette province frontalière de la Syrie et proche de Bagdad, la capitale irakienne.

Reuters