L’Italie condamnée par la CEDH pour des violences policières lors du G8 de Gênes en 2001

L’Italie condamnée par la CEDH pour des violences policières lors du G8 de Gênes en 2001

Il aura fallu attendre quatorze ans pour obtenir une condamnation. Ce sera finalement celle d’un pays. La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a condamné, mardi 7 janvier, l’Italie pour n’avoir jamais poursuivi en justice, ni même identifié, les auteurs de violences policières contre des militants altermondialistes, en marge du sommet du G8 à Gênes en 2001. Des mauvais traitements pourtant assimilables à des « actes de torture » selon la CEDH.

La scène s’était produite dans la nuit du 22 au 23 juillet, en marge du sommet international qui s’était tenu en 2001 dans la ville de Gênes. Le requérant, âgé de 62 ans au moment des faits, avait été frappé par des policiers masqués lors d’un assaut nocturne dans l’école Diaz qui servait de dortoir à 300 militants. L’homme avait subi plusieurs fractures, dont il porte encore aujourd’hui les séquelles, alors que 93 personnes furent arrêtées, puis emmenées dans une caserne où ils subirent d’autres sévices. Des violences « infligées de manière totalement gratuite », selon la CEDH (…)