Yémen : la détresse des enfants mendiants victimes de la guerre

Yémen : la détresse des enfants mendiants victimes de la guerre

Ali, garçon de 14 ans, et son frère Majdi, 7 ans, ont perdu leur père dans un raid. Livrés à eux-mêmes, ils n’ont qu’à passer leurs journées à mendier dans les rues de Sanaa, la capitale du Yémen où les enfants sont les premières victimes de la guerre.

Ali raconte son histoire sans émotion. “On vivait en sécurité dans la province de Hajja avec mon père qui vendait du qat (herbe euphorisante) pour vivre. Un jour, il est tombé malade et nous l’avons amené à l’hôpital de Médecins sans Frontière. L’hôpital a été touché par une frappe aérienne et mon père est mort. Nous avons déménagé à Sanaa 5 jours après l’avoir enterré”.

Depuis, Ali et son petit frère, le visage sale et habillés de guenilles, errent dans les rues. Ils se faufilent entre les véhicules, dont ils proposent de nettoyer rapidement le pare-brise en échange de quelques pièces.

Ils gagnent l’équivalent de trois euros par jour, ce qui n’est pas suffisant pour nourrir leur mère et leurs huit sœurs(…)

La situation des droits de l’Homme au Yémen s’est fortement dégradée notamment depuis l’escalade du conflit liée à l’intervention, en mars 2015, d’une coalition arabe commandée par l’Arabie saoudite.

L’Unicef a estimé à 2,2 millions, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition aiguë. L’ONU a récemment réclamé pour sa part 2 milliards d’euros pour venir en aide cette année aux Yéménites. Pour  Stephen O’Brien, le patron des opérations humanitaires de l’ONU, sans soutien international, les yéménites risquent d’être menacés par la famine en 2017.

AFP