Yémen : les défenseurs des droits de l’homme dénoncent des crimes de guerre saoudiens

Yémen : les défenseurs des droits de l’homme dénoncent des crimes de guerre saoudiens

Il y a plus de quatre mois que la coalition arabe a lancé son attaque contre le Yémen. Elle a détruit les villes, les maisons, les hôpitaux massacrant un grand nombre de civils. L’Arabie saoudite n’a même hésité à bombarder les infrastructures et le patrimoine culturel du de ce pays.

Le régime saoudien envoie également des armes et des équipements militaires pour ses alliés dans les deux gouvernorats d’Aden (mélange de takfiristes et des partisans de Hadi) et de Hadramaout (fief d’Al-Qaïda), selon les témoins.

Les organisations de défense des droits de l’homme, tel que HRW ont dénoncé à plusieurs reprise des crimes de guerre saoudiens au Yémen.
Human Rights Watch (HRW) a affirmé cette semaine que le raid saoudien ayant visé vendredi la région de Mokha, à Taez (centre), s’apparentait à un “crime de guerre”.

Selon HRW, il a fait 65 morts parmi les civils. “Avec l’absence évidente d’objectif militaire, cette attaque s’apparente à un crime de guerre”, selon un communiqué Ole Solvang, responsable de HRW pour les cas d’urgence.

HRW a indiqué avoir visité le site de l’attaque un jour et demi après le raid et n’avoir constaté la présence d’aucune position militaire proche. En effet le raid avait visé un quartier résidentiel réservé aux employés d’une centrale électrique.

Le directeur de la centrale électrique, Bagil Jafar Qasim, a dévoilé une liste de 65 civils tués dans l’attaque, dont 10 enfants.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a annoncé que près de 4.000 personnes ont trouvé la mort depuis le début de l’agression saoudienne contre le Yémen, a rapporté l’agence yéménite Saba.

Selon un rapport onusien, près de 3.984 personnes dont 1.859 civils ont été tuées et 19.300 personnes dont 4.200 civils ont été blessées dans ce conflit.