Yémen: les journalistes d’Al-Jazeera libérés, les raids saoudiens continuent

Yémen: les journalistes d’Al-Jazeera libérés, les raids saoudiens continuent

Selon la chaîne satellitaire Al-Jazeera les deux journalistes enlevés au Yémen avec leur chauffeur, sont libérés il y a plus de dix jours .

Le correspondant de la chaîne qatarie, Hamdi al-Bokari, son collègue Abdelaziz al-Sabri et leur chauffeur Mounir al-Soubaie étaient portés disparus depuis le 18 janvier à Taëz, dans le sud-est du Yémen. La chaîne avait indiqué que les membres de son équipe avaient été “kidnappés par des inconnus” alors qu’ils couvraient à Taëz les combats entre forces loyalistes et les chiites Houthis.

Depuis le 26 mars 2015, les bombardements des provinces yéménites par les chasseurs saoudiens ne cessent de tuer des citoyens yéménites, leur imposant de lourds dégâts matériels.

Dans un raid aérien récent les raids aériens de l’Arabie Saoudite contre le domicile d’un religieux yéménite de la province d’Al-Jouf, plusieurs bâtiments ont été détruits, tuant au moins 11 personnes. Trois femmes et deux enfants figuraient parmi les victimes.

Selon l’organisation de défense des droits de l’homme, Amnesty International, les raids aériens contre les hôpitaux de MSF constituent des crimes de guerre. Un chercheur d’Amnesty sur le Yémen a déclaré qu’en vertu du droit international, les hôpitaux et les personnels médicaux sont, dans toute condition, en immunité, immunité ignorée par l’Arabie saoudite.

Depuis le déclenchement de l’offensive saoudien contre le Yémen, en mars 2015, des milliers de Yéménites ont été tués et blessés et plus de deux millions déplacés.