Yémen: poursuite de violences, un journaliste tué

Yémen: poursuite de violences, un journaliste tué

Le Yémen subit toujours des violences dont les victimes sont le plus souvent les femmes, les enfants et même les journalistes.

Un journaliste yéménite de 34 ans, Almigdad Mojalli, qui travaillait pour des médias étrangers a été tué dimanche dans un apparent raid aérien de la coalition arabe sous commandement saoudien au sud de la capitale Sana, a annoncé un photographe de presse local.

Le journaliste freelance qui collaborait notamment avec la radio Voice of America, a trouvé la mort dans la région de Jaref, dans la proche banlieue de Sanaa, où il effectuait un reportage sur de précédents raids de la coalition, a ajouté à l’AFP Bahir Hamid qui l’accompagnait.

Selon un récent rapport de Reporters sans frontières (RSF), au moins cinq journalistes ont été tués au Yémen l’an dernier.

Dans un autre cas, au moins six personnes, dont quatre civils, ont été tuées dimanche 17 janvier dans un attentat-suicide à la voiture piégée à Aden, dans le sud du Yémen. L’attentat visait la résidence du chef de la police, selon des responsables.

« Un couple de passants figurait parmi les quatre civils tués » et deux gardes de la résidence ont également trouvé la mort dans l’explosion, a ajouté un autre responsable de la sécurité.

Cet attentat est le dernier d’une série d’attaques meurtrières visant des responsables des différents services de sécurité de la ville, où les groupes djihadistes comme Al-Qaida et l’organisation terroriste de Daesh (EI) ont une forte présence.

Au total, quelque 6.000 personnes ont été tuées au Yémen depuis l’intervention fin mars de la coalition arabe sous commandement de l’Arabie Saoudite.